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« Gilles, au même titre que Robert, fait partie de ces irréductibles qui,
malgré la diminution de la ressource, continuent à pêcher dans les eaux de l'étang.
Mais à la différence de son collègue et ami, il a remis au goût du jour
d'autres techniques de pêche. Ainsi au cours de l'hiver il plonge, en apnée,
dans les eaux froides à la recherche d'oursins réputés sur les marchés
marseillais. Et durant la saison d'été, période favorable à la capture des
daurades, il traque ces dernières durant la nuit. Seul aux commandes de sa
barque, éclairé par un projecteur, il jette jusqu'à 500 mètres de filets,
les « trémailles », autour des tables conchyliologies. Et
là, si la chance est avec lui et si le poisson est bien présent, il peut
remonter une grosse quantité de poissons. Sa meilleure et exceptionnelle pêche
de la saison a dépassé les 400 kg. Mais cela reste exceptionnel et ce n'est
pas toutes les nuits. »
« Créée
en 1988 par des propriétaires de barques à voiles latines afin d'échanger
leur savoir et naviguer ensemble, l'association s'est très vite orientée vers
des activités de restauration. A l'heure actuelle elle possède une vingtaine
de barques traditionnelles sauvées de l'oubli et de la destruction. Dès les
beaux jours, les barques sont gréées et partent naviguer au large de Sète ou
sur l'étang de Thau. Le plus grand plaisir de ces amoureux de la voile latine,
naviguer et participer aux fêtes nautiques organisées sur tout le pourtour de
la méditerranée ».
Comment
expliquer un tel engouement pour le « jeu », ici, alors qu’il a
essaimé jusqu’au nord de la France sans grand écho ?
Ces
simulacres de combats navals qui magnifient « la force, l’adresse, la
ruse », nés en Égypte, sont réapparus à Aigues-Mortes, dans le Gard,
où les chevaliers de Saint-Louis tuaient le temps en attendant d’aller tuer
des « infidèles » aux croisades. Qu’importe, ce qui débarque
à Sète appartient à Sète, et les joutes autant que la macaronade (Plat
typique à base de viande en sauce tomate et de
macaronis, importé par les immigrants italiens) sont
devenues une composante de son identité. « La ville est née avec les
joutes », assure Germinal Rausa, président de la Jeune lance sportive,
une des six sociétés de Sète.
Speaker
de la Saint-Louis, Minal, comme on l’appelle ici, commente les joutes depuis
vingt ans. Sur l’étang de Thau, le sujet est aussi sérieux que la
politique. « Un Sétois ne l’est véritablement
que s’il a jouté un jour », glisse-t-il. Que vont chercher les
fous qui montent sur la tintaine (plate-forme
à l’arrière de la barque), lance et pavois en main,
se préparant au choc de l’adversaire
propulsé vers eux par les bras de dix rameurs à plusieurs nœuds de vitesse ?
« La
gloire locale. » Pendant un an, les « trompettes
de la renommée » chantées par l’enfant du pays,
Georges Brassens, résonnent pour le vainqueur de la Saint-Louis, le plus
prestigieux des tournois. Jusqu’aux frontières du
bassin de Thau :
« à
quoi ça sert d’être connu à Limoges ? »
Le
vainqueur, « on peut le toucher, on le voit, on lui parle... C’est pas
Zidane... »
Une
société de joutes porte bien son nom. « C’est une société en
miniature. » On définit souvent les jouteurs comme
une
caste, il n’en est rien, se défend Minal. Lui parle du « lien social »
créé par « le jeu », souligné par les chercheurs Charles
Pigeassou et Jérôme Pruneau (2). « Les joutes sont
un milieu ouvert », qui mélange les cultures et
transcende les classes sociales : chirurgien, maçon, architecte, pêcheur...
« Tout le monde en blanc,
Sète
?une « République autonome » :
« notre patrie s’arrête au pont de
la Peyrade », au bout de la route de « la capitale »
Montpellier.
René, surnommé « Canisse », est un pêcheur retraité de la
POINTE-COURTE à Sète, quartier typique de pêcheurs languedociens. Suivant ses
besoins et aussi à la demande de ses enfants ou d'amis, il réalise régulièrement
une soupe de poissons. Il tient la recette de ses parents qu'il a observé durant
sa jeunesse et qui la lui ont transmise. Pour rien au monde il n'en modifierait
les proportions. Depuis toujours les ingrédients sont identiques ;
carottes, poireaux, oignons, céleri et crabes de l'étang sont la base de ce
plat. Une fois bien revenus et bien assaisonnés avec cinq à six petits piments,
viendra s'y ajouter le poisson, appelé clavière, un poisson typique des eaux de
l'étang de Thau. Devant notre caméra il réalise une soupe de 10 à 12 litres
qui pourra rassasier une vingtaine de personnes.
Les meuses de Cazilhac construites en 1890 ont de tout temps
participé à l'essor économique de la plaine gangeoise (Hérault). Une de leur
attribution a été l'alimentation en eau des cultures et prairies. En ce temps
là, le village était voué à la terre et était grand producteur de cocons pour la
soie, de châtaignes, de vins, d'huile d'olive, de céréales et de légumes.
L'irrigation portait alors sur des centaines d'hectares de terres. Les six
meuses concernées puisent leur eau dans un canal, lui-même alimenté par les
eaux de la Vis. La longueur de ce canal est de 3 km 500. Tournant par la
seule force de l'eau, munie de godets qui puisent l'eau pour la redistribuer
grâce à un collecteur, elles étaient jadis utilisées par des maraîchers
professionnels, elles n'ont pourtant plus aujourd'hui la même importance mais
continuent néanmoins à irriguer certains jardins de particuliers ainsi que les
cultures de deux professionnels de la plaine, un pépiniériste et un
maraîcher. Trois roues ont disparu quand les moteurs et les pompes
électriques ont fait leur apparition, certains propriétaires s'en étant
désintéressé. En 1984, dans le but d'arriver à une saine gestion de ce
patrimoine, une ASA ( Association Syndicale Autorisée ) fut créée. A elle la
charge de l'entretien de l'ensemble des infrastructures, le barrage sur la Vis,
le canal et les meuses. Chaque année au mois de juin, les propriétaires
de ces meuses interrompent le passage de l'eau afin de réaliser le nettoyage du
canal et tous les travaux jugés utiles. Mais ces vénérables roues, en
bois, finirent par s'user et en 1997 il devint inévitable de lancer une
rénovation. Grâce au soutien de la Communauté de Communes de Ganges, du
Conseil Général de l'Hérault, de la Région LR et de l'Europe les travaux
débutèrent en 2000 pour s'achever en 2001. Cinq des meuses furent
complètement réhabilitées, alors que la sixième, centenaire (classée
monument historique) car régulièrement entretenue par ses propriétaires,
servait de modèle aux autres. Aujourd'hui encore, alors même que les moyens
modernes d'irrigation existent, les propriétaires des meuses de Cazilhac ont
toujours à cœur de maintenir ce patrimoine.
Au large de Frontignan se pratique une pêche particulière, la
pêche aux poulpes. Deux à trois fois par semaine Éric va immerger de longues
lignes où sont accrochés des pots. De longues cordes où sont fixées de 70 à 80
pots. Ces pots sont posés dans une zone de coquillages, éloignés des zones
rocheuses, abris traditionnels des poulpes de ces côtes languedociennes. Le
poulpe à la recherche de nourriture et trouvant ces abris pourra alors s'y
abriter. Erreur fatale car ces cordes seront remontées à la surface et le poulpe
capturé. Mais comme le dit Éric « c'est le poulpe qui commande… » et
cette saison il est resté bien éloigné des pots de notre palangrer.
« Le petit village de Faugères, situé dans les
Hauts Cantons héraultais, abrite un patrimoine méconnu et en passe d'être
oublié. Il s'agit de près de 110 capitelles recensées, pour un total estimé
à 300, et appelées localement « carabelles ». Ces abris
temporaires, construits en pierres sèches et sans liant, servaient à
s'abriter, à ranger les outils ou à stoker les petites récoltes. A ce jour
seize de ces carabelles ont été restaurées par les membres de
l'association de « Sauvegarde du Patrimoine des Hauts-cantons »
Ces amoureux de la pierre sèche, aidés par des membres de l'association Concordia
de Pézenas ne restaurent pas seulement ces cabanes mais également murs et
murettes ».
Et voilà, la saison est de retour ….la grande migration des
daurades peut commencer. En effet, les daurades entrées durant l'été dans l'étang
de Thau pour s'alimenter ressortent invariablement chaque automne, dès les
premiers rafraîchissements de l'eau.
Postés tout le long des quais de la POINTE-COURTE ou de la Plagette, parfois au
coude à coude pour avoir une place, des centaines de pêcheurs sont au
rendez-vous. Avertis par la rumeur de leur passage, ils viennent de Sète, des
villes et villages environnants, de la région et même de beaucoup plus loin et
sont tous venus pour profiter de cette migration annuelle. Un vrai plaisir pour
certains mais une vraie passion pour d'autres.
Certains vont traquer la daurade durant trois semaines et même un mois, de jour
comme de nuit. Et oui, même la nuit, ni le pêcheur, ni la daurade ne dorment.
Le petit matin en verra d'autres leur succéder et prendre leur place
Recettes:
DORADE
CUITE AU CITRON
Pour 2 à 3
personnes
1 grosse dorade de 1 kg
3 citrons
menthe
basilic
huile
d'olive
sel
poivre
Découper
des filets dans la dorade en enlevant la peau.
Dans un plat
creux poser les filets et les arroser avec le jus de citron.
Laisser
mariner au frais pendant 3 heures, plus si possible.
Sortir le
poisson de la marinade. Bien le sécher.
Mettre le
poisson dans un plat creux, arroser d'huile d'olive, il doit être presque
recouvert. Saler, poivrer, ajouter menthe et basilic hachés (1 c à c de
menthe, 2 c à c de basilic).
DORADE
CUITE AU FOUR
Pour 2 à 3
personnes
1 dorade d'1
kg
1 grand
verre de vin blanc
40 g de
beurre
herbes de
Provence
1 oignon
Temps de
cuisson: 40 à 45 mn – four à 200°
Vider la
dorade, la poser dans un plat à four, l'entourer d'oignon, mettre le beurre
coupé en morceaux sur la dorade, arroser avec le vin blanc et parsemer
d'herbes de Provence.
TAGINE
DE DORADE A LA MAROCAINE
Pour 4
personnes
1 kg de
dorade
1 bouquet de
coriandre
4 gousses
d'ail
2 citrons +
1 citron confit (facultatif)
1 c à c de
cumin
2 c à c de
piment doux
½ c à c de
piment fort
1 tasse
d'huile
½ tasse
d'eau
1 oignon
sel
Nettoyer le
poisson et le couper en gros morceaux ou en tranches.
Préparer
une marinade en mélangeant :
- coriandre
hachée
- gousses
d'ail écrasées
- cumin
- piment
doux
- piment
fort
- sel
- jus de
citron
- eau
- huile
Faire
mariner le poisson dans cette préparation pendant 2 heures
Au fond du
plat à tagine ou d'un faitout, aligner les oignons coupés en rondelles et
poser le poisson dessus. Arroser d'un bon verre de marinade et laisser cuire
à feu doux pendant environ 20 minutes.
Décorer
avec des tranches de citron confit.
Bon appétit sur
l'étang de Thau, la culture des huîtres creuses se pratique depuis l'arrivée
des Romains. Mais plus près de nous, c'est en 1909 que Mathieu Lafitte
installe les premières concessions. La technique du collage des huîtres ne
sera inventé qu'en 1925, par Louis Tudesq. Ce procédé à d'abord consistait
à coller les huîtres sur des barres en béton, remplacées par la suite par
des barres de palétuvier. Cette technique a rapidement été adoptée sur
tout le Bassin de Thau. Aujourd'hui, et depuis 1980, le collage se pratique
encore mais sur des cordes à l'aide de ciment. L'huître collée par 3 ou 4
constitue le haut de gamme de la production de l'huître de
Sur l'étang de Thau, la culture des huîtres creuses se pratique
depuis l'arrivée des Romains. Mais plus près de nous, c'est en 1909 que
Mathieu Laffitte installe les premières concessions. La technique du collage des
huîtres ne sera inventé qu'en 1925, par Louis Tudesq. Ce procédé à d'abord
consistait à coller les huîtres sur des barres en béton, remplacées par la
suite par des barres de palétuvier. Cette technique a rapidement été adoptée
sur tout le Bassin de Thau. Aujourd'hui, et depuis 1980, le collage se pratique
encore mais sur des cordes à l'aide de ciment. L'huître collée par 3 ou 4
constitue le haut de gamme de la production de l'huître de Bouzigues.
Sète, est le premier port de pêche de la Méditerranée.
La criée, cet outil indispensable pour les professionnels de la mer, est
implantée sur l’un des quais de la ville. C’est un service géré par la
Chambre de Commerce et d’Industrie de Sète - Frontignan - Mèze.
La flotte de chalutiers, 33 de plus de 25 mètres et une cinquantaine de «
petits métiers », partis chaque jour à 3h00 du matin rapportent
journellement, en fonction des saisons, entre 12 et 18 tonnes de poissons «
nobles » et entre 20 et 45 tonnes de poissons « bleus ».
Principale destination de cette pêche, l’ Espagne, grosse consommatrice de
poissons, avec 70% de la production. L’Italie arrive ensuite avec 15%. Le
solde est à répartir entre le marché local et Rungis.
Ange Morello, patron du chalutier sétois le « Kelly-Rocco »
est le digne fils de son père, Rocco Morello, lui-même ancien patron de
« l’Ange des Mers ». Avec son nouveau bateau de vingt-cinq mètres
tout en acier équipé de la climatisation, d’une chambre froide et de tout un
appareillage électronique, il a accompli le rêve de son père, naviguer sur un
navire pouvant permettre à un équipage de pêcher dans des conditions de plus
en plus difficiles.
Comme chaque matin, dès 3h00 du matin, le chalutier et son équipage partent à
la recherche de « poissons bleus » dans le Golf du Lion. Nous vous
invitons à les suivre.
Ce film n’est qu’un modeste hommage à ces hommes qui bravent, à longueur
d’année, les éléments et ne comptent pas leurs efforts. J ‘ai pu le
constater les ayant vu travailler de 3h00 du matin à 4h00 de l’après-midi,
heure à laquelle je les ai quitté…….. eux ont continué.
Comme chaque année, la Pointe Courte, pittoresque quartier de Sète,
a organisé sa fête.
Point d'orgue de ces trois jours de liesse, le dimanche a débuté avec l'aubade
des jeunes, accompagnés par la pena Los Marineros et par les hautbois et
tambours.
Le repas de midi pris entre amis dans les rues du quartier a été aussi
l'occasion de chanter et de danser au son des hautbois.
Ambiance conviviale, en voici quelques images …….
Que ce soit sur les plateaux de l’Aubrac, en passant par les Cévennes
et les plaines du Roussillon, nous vous offrons ces quelques images sur les
terroirs du Languedoc-Roussillon avec une petite incursion en Camargue, pour une
récolte du riz.
L'histoire écrite de la culture du
navet à Pardailhan remonte aux années 1900.
Avant cette date, la population pauvre de ce coin de plateau héraultais n'avait
pas pensé à écrire sur ce légume qui l'accompagnait dans sa vie de tous les
jours.
Le navet a participé à la vie des villages jusque dans les années 40. Mais
l'exode rurale aidant, il y a eu une période d'abandon jusqu'à quasiment sa
disparition dans les années 60.
Sous l'impulsion d'une association et grâce à la volonté de 14 producteurs,
un dynamisme nouveau a redonné vie au navet noir de Pardailhan.
Il se commercialise actuellement entre 30 à 40 tonnes de navets, surtout autour
de Béziers, Narbonne et maintenant Montpellier.
Depuis déjà six ans une démarche AOC a été lancée et cette année des dégustations
ont été programmées afin d'en dégager les principales caractéristiques.
Aujourd'hui à nouveau visible dans le « paysage culinaire », le
navet noir de Pardailhan est de plus en plus cuisiné par de grands chefs* et
l'association internationale Slow Food en a fait un des cinq
produits sentinelles français. Le navet noir de Pardailhan sort de l'ornière
et son avenir est de plus en plus prometteur.
* Benoît Régués, chef de cuisine à l'Ecole Méditerranéenne du Tourisme et
de l'Hôtellerie de Béziers nous propose dans ce reportage deux manières
simples de préparer le navet, cru et cuit. Bon appétit…….
Christian
Belmas chasseur de gibier d'eau sur l'étang de Thau fabrique depuis 27 ans des
« pépettes » ou appelants en bois. Amoureux de cette chasse
traditionnelle, il a, à ce jour, réalisé entre 5 à 6.000 mannequins de bois.
Issues d'une longue tradition sétoise, ses « pépettes » se
retrouvent partout en France mais aussi à l'étranger dans les sacs des
passionnées de cette chasse.
A sa grande satisfaction, Joachim, son fils, marche dans ses traces et lui aussi
amoureux de la nature perpétue cette tradition.
Le
pélardon des Cévennes est un des plus vieux fromage de chèvre
d'Europe. Il est fabriqué depuis des siècles en Languedoc.
Nicole
Aigoin, chevrière sur la commune de Cros (Gard), élève une soixantaine
de chèvres, et produit un fromage suivant le cahier des charges AOC (Appellation
d'Origine Contrôlée) qui réglemente des règles d'élevage et de
fabrication. Ses fromages ont aussi le label AB (Agriculture
Biologique). A déguster sans modération
René,
ancien pêcheur sétois que vous pouvez reconnaître car il nous a déjà présenté
sa recette de soupe de poissons, nous présente le travail sur les capéchades
de l'étang de Thau.
Un de ses fils étant absent quelques jours, il lui a proposé de s'occuper de
ses filets et d'aller récolter la friture capturée, principalement du jol en
cette saison.
C'est l'occasion pour lui de se rappeler quelques souvenirs de pêche et de nous
en faire partager quelques un.
Sur ce coin de Larzac méridional,
à 750 mètres d'altitude, après quelques sept années d'absence, le lac est
revenu en cette fin d'hiver 2004.
Formé à la suite de pluies abondantes, il a commencé à apparaître sur le
causse un beau matin de mars. Lac temporaire, il peut en période de crue
maximum submerger 12 ha avec des profondeurs pouvant aller jusqu'à une
quinzaine de mètres.
Cette année, le phénomène n'est pas majeur avec seulement 3 ha de plateau noyé
et 5 mètres au plus profond. La tradition populaire veut que l'eau remonte du
sous-sol, mais en fait il n'en est rien. L'eau qui s'accumule, jusqu'à former
ce lac, provient des ruissellements. Lors de grands épisodes pluvieux (estimés
à 500 mm en quelques jours), elle se trouve piégée dans cette cuvette
naturelle au sol colmaté par de l'argile et par un sable très fin, le grézou,
provenant de la décomposition de la roche calcaire, les dolomies. Ce mélange
fin et imperméable contribue à colmater le fond de la cuvette, assurant ainsi
son étanchéité. C'est ce phénomène naturel qui donne cet aspect à ce coin
de causse le faisant ressembler à une mininuscule Baie d'Along.
« Nous sommes vraiment dans une grande flaque d'eau. Ca fait peut-être
partir un mystère mais je dirais que sur le plan scientifique on y trouve au
moins une validité » avance Aimé Mallet, hydrogéologue, spécialiste
des réseaux souterrains du Larzac.
Suivant l'importance du phénomène et les quantités d'eau accumulées, le lac
peut prendre quelques mois avant de disparaître, jusqu'aux prochaines grandes
pluies.
Profitant de cette aubaine, une multitude d'animaux font leur apparition ;
des grenouilles, pressées de donner naissance à une multitude de têtards, des
tritons et autres batraciens ainsi qu'un mystérieux petit crustacé, apus (Lepidurus
apus) qui aura attendu toutes ces années avant de « renaître » à
la vie. Quand le lac s'asséchera, il ne lui restera plus qu'à disparaître en
ayant pris bien soin de laisser ses œufs dans le sol.
International
de l’Agriculture de Paris (SIA 2006).
Un stand commun proposait aux nombreux visiteurs une vision des
productions de Méditerranée ; poissons, huîtres de Leucate, et
moules du bassin de Thau.
De nombreuses dégustations, proposées, entre autre, par des « élèves »
du lycée de la Mer « Paul Bousquet » de Sète ont ponctuées
ces journées de communication.